Près de 40 ans séparent « Diabolo Menthe » et « Ma mère est folle » dans la filmographie de Diane Kurys qui, rencontrée à l’occasion de ce « Mot à mot » festivalier et sarladais, confirme une volonté de regard aigre-doux sur la société, la famille, la sexualité ou la politique. Dans les années 70, on a pu parler de « film générationnel ». L’intention de la réalisatrice est inchangée. Cela dit…
Avec comme acteurs Fanny Ardant et Vianney, Diane Kurysquestionne aujourd’hui la filiation du couple œdipien toujours renouvelé mère-fils dans un road trip amusant qui évidemment va confiner à la réconciliation. Paradoxalement, sans intention avérée de la réalisatrice, cette comédie parle également de fracture sociale quand apparaît la marraine du fils de la folle mère incarnée par une Arielle Dombasle plus vraie que nature. Ses commodes regorgent de liasses de billets de 500 euros. On les suppose faux, bien sûr, mais la démesure et la caricature renvoient au réel d’un pays, la France, qui comptent près de dix millions de pauvres. Après tout, Serge Gainsbourg n’avait flambé dans sa provocation de 1984 qu’un billet de 500 francs.
Synopsis: Nina est une mère un peu folle, Baptiste un fils un peu trop sage. Fâchés depuis longtemps ils se retrouvent pour l’aventure de leur vie. Au cours d’un voyage improbable, drôle et émouvant, ils vont rattraper le temps perdu, apprendre à se connaître enfin et s’aimer à nouveau.