“Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.
J’ai pris l’autobus à 2 heures. Il faisait très chaud.
J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m’a dit: “On n’a qu’une mère.” Quand je suis parti, ils m’ont accompagné à la porte…”

“Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle. J’ai pris l’autobus à 2 heures. Il faisait très chaud. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m’a dit: “On n’a qu’une mère.” Quand je suis parti, ils m’ont accompagné à la porte…”

L’étranger
Albert Camus
Gallimard, 1942. 

Qu’un roman dont le sujet est à peu près: “M. est exécuté pour être allé au cinéma le lendemain de la mort de sa mère” soit vraisemblable, et, ce serait peu, passionnant, cela suffit. C’est un roman de grande classe qui commence comme Sartre et finit comme Ponson du Terrail [auteur de Rocambole]. À prendre sans hésiter. 

Jean Paulhan, cité dans la notice Gallimard, 1941.

Jean Paulhan, cité dans la notice Gallimard, 1941.


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