đŸ“· Françoise T.: l’enlĂšvement de Louise…

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“De New-York Ă  Paris, en passant par bien d’autres lieux. J’ai dĂ©couvert des gens, et des objets magiques qui, dans de minuscules Ă©raflures, conservent les marques du temps. J’ai rĂ©alisĂ© les portraits de ceux qui protĂšgent ces empreintes de la disparition. Avec l’image de cette trace, j’ai prĂ©servĂ© la mĂ©moire de l’oubli.” H. B.

Au début du XX Úme siÚcle,une jeune fille de vingt ans, Louise, ma grand-mÚre née à Guingamp, rencontre un trÚs bel homme de trente ans.
Il s’appelle Henri, parisien, il parle trois langues et est issu d’une bonne famille.
Il enlĂšve pratiquement ma grand-mĂšre et l’Ă©pouse. Les jeunes mariĂ©s partent pour Paris.
Louise, nullement dĂ©paysĂ©e, s’acclimate trĂšs vite Ă  la vie de la capitale. Elle est coquette et Ă©tudie les habitudes parisiennes. Par exemple, lorsqu’elle sort le soir, dans son petit sac Ă©lĂ©gant, elle met une petite bourse en argent avec quelques louis d’or et surtout une petite fiole de jolie couleur bleu foncĂ© et argent, de forme originale contenant du parfum.
A cette Ă©poque, les femmes aimaient se remettre discrĂštement du parfum Ă  l’oreille pour rafraĂźchir et distiller quelques effluves.
Cent ans plus tard, cet objet trÚs distingué se retrouve sur une petite table ancienne chez sa petite fille, moi.

Françoise T. – Paris 2019, mars 2019.

 

 

 

© “Le Laboratoire de LumiĂšre” – 2018

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