Bucarest, troisième et dernier chapitre. Sur la voix des Balkans #13

0
508
Athina et Ramona. © Athina Boé

En une soirée avec le Taraf  de Caliu, Athina a rempli son carnet d’adresses plus vite qu’elle ne l’aurait rêvé! Et elle n’est pas au bout de ses surprises… dernier chapitre

Quand Ramona m’invite à une “fête privée” dans un quartier résidentiel de la ville

Si tu as suivi le précédent épisode, il s’en est passé des choses entre 19h et 2h du matin dans le Grâdina Floreasca!
J’ai rencontré une grosse partie du gratin des musiciens de Clejani, un couple super sympa: Iulia et Norman et un certain Nicolas, français vivant à Bucarest. 
Et puis bien sûr j’ai eu un coup de foudre pour Viorica Rudareasa. Elle qui m’a chanté une chanson alors que nous étions dans la queue pour les toilettes. La main sur le coeur. 
Puis j’ai fait la connaissance avec sa fille: Ramona. Elle, a mon âge – 28 ans – et est déjà maman de trois filles. Mariée à 15 ans, premier enfant à 16 ans. 
C’est la tradition à Clejani”, elle me dira. “C’est pas bien”, elle complètera. 
Ok, ça te donne déjà une petite idée du personnage: maman avant l’heure sans l’avoir vraiment choisi, médiatisée car fille du célèbre Ioniță Manole, difficulté avec son ex-mari qui s’avère être alcoolique et violent, et puis sûrement d’autres choses pas simples. 
Pourtant Ramona rayonne! Elle m’intrigue et m’impressionne aussi par sa force qui se sent à plein nez. Le courant passe bien entre nous deux et elle me donne rendez-vous à une soirée, qui a lieu le lendemain. Je suis alors curieuse de voir comment la fille de la grande Viorica fait la fête un samedi soir!
Jour J vers 15h, je l’appelle pour connaître le programme de la soirée. Elle me dit que c’est une fête privée. J’imagine alors qu’on va écouter de la musique très forte dans un appartement – du manele peut-être ? – avec ses amis. Elle m’envoie l’adresse de la fête et voilà que je m’y dirige avec une bouteille de rosé sous le bras. Je me rends au terminus de la ligne de métro Preciziei – Précision – puis je me retrouve dans une zone commerciale. Bon…
Je me fraye – difficilement mais sûrement – un chemin dans ce territoire pas très friendly avec les piétons. 
Une demi-heure plus tard, je suis arrivée dans un quartier résidentiel où Ramona m’attend en bas de l’immeuble. Elle me dit de monter dans sa voiture – BMW noire – assortie à sa tenue de gala. Je n’ai aucune idée de la direction que nous prenons et apparemment Ramona non plus! Elle passe un coup de fil pour connaître l’adresse exacte tout en payant le parking. Gps, musique: c’est parti! 
Je finis par comprendre quand on arrive devant le Royal Président Ballroom qu’on ne va pas du tout à une fête privée – dans le sens que j’avais compris – mais à un mariage!  
Et c’est elle qui chante ce soir!
Ah la la! J’étais vraiment à mille lieues de penser me retrouver ce soir à un mariage. Et c’est la deuxième fois que ça m’arrive. (Voir épisode #07
Mais bien sûr qui dit samedi soir dit mariage! Surtout en plein mois de juillet. “C’est la saison” tu te souviens? (Voir épisode #12
Faut dire qu’en parlant en rouglais bien roulé, c’est pas toujours évident de se faire comprendre! Oui ce charabia entre le roumain et l’anglais que j’ai développé depuis plus d’un mois maintenant. Et puis j’avais répondu “da da da”. Traduit mot pour mot par “oui oui oui” contrairement à la poupée de Polnareff qui fait non. 
Et voilà que je ne sais pas encore ce qui m’attend…

Ramona à l’entrée du Royal Ballroom Président. © Athina Boé

6 routines pour une chanteuse un samedi soir 

Changement de chaussures; on passe des claquettes aux talons de 10 cm.  Ramona est une grande brune, regard intense caché derrière des faux-cils qui lui donne des airs de poupée. Avant de rentrer, elle prend des poses de star devant l’entrée du Ballroom pour publier un post sur les réseaux sociaux. Routine numéro 1.
Ramona est accueillie par son ami chanteur qui l’attend pour prendre la relève. On arrive vers 20h30 à l’étage de la salle de bal où l’orchestre joue un air… l’air de rien. Musique en mode automatique. Pour l’instant, la fête est plutôt calme voire trop calme. Les enfants sont sûrement ceux qui s’amusent le plus en se courant les uns après les autres entre les tables rondes. 
On s’installe à la table des musiciens, il y en a toujours une à côté de la scène. Ramona me présente à ses collègues comme “son amie française”. Je rappelle qu’on s’est rencontrées hier soir au concert de Caliu. Salutations, quelques questions, histoire de comprendre ce que je fais là.
Ramona me propose de prendre un café avant d’aller chanter. On nous l’apporte avec un coca. C’est normal, c’est comme ça. Routine numéro 2.
Puis après ça, elle me sert un cocktail très populaire: un verre de rosé coupé avec de la limonade. 
Ça fait un peu penser à notre demi-pêche dans le sud ouest: sucré et peu alcoolisé. Au début, c’est pour moi choquant de couper le vin avec du sprite mais ici, encore une fois, “c’est normal, c’est comme ça”. Bah oui, j’ai grandi dans une famille où le vin a une grande importance. À tous les repas, mon grand père sortait une bonne bouteille des tiroirs. Il était vigneron pour la célèbre cave Buzet (Lot-et-Garonne) alors la vigne, la terre, la gnole, je connais. À 10 ans je buvais du vin même pas coupé d’eau. Alors boire aujourd’hui du vin coupé avec du sprite, euh, comment dire… Ah si mon grand père voyait ça, il serait sûrement scandalisé! 
Je bois tout sauf le coca – faut pas pousser non plus – et me dit que ça va faire un sacré mélange dans mon estomac. Mais peu importe, il est question ici d’intégration dans le monde de Ramona. Pas question de faire la difficile!
Le chanteur la présente au micro, je remarque encore une fois que l’effet “voûte de chapelle” est toujours à l’honneur, honneur, honneur (écho). Kitsch à la roumaine? Oui: on pourrait dire ça comme ça. 
Tu sais que quand les invités donnent de l’argent pour les mariés, c’est annoncé au micro? Et ça devient un genre de concours à celui qui donne le plus. Bon, c’est pas toujours comme ça mais pour que tu imagines la scène, ça donne ça: “La famille Tanase a donné 500 euros euros, euros, euros”. Par exemple.
Ce soir, c’est plus soft. Tout le monde danse main dans la main dans une ambiance bon enfant et au milieu de la ronde Ramona met l’ambiance. Billets d’untel pour dédier telle chanson à unetelle. J’avais déjà vu ça à plusieurs reprises.  (Voir épisode #07). Routine numéro 3.
Je fais pendant ce temps un reportage photo et vidéo où Ramona en est mon sujet principal. Elle est ravie que je la filme. C’est vrai que de passer une soirée ensemble dans son univers, autant pour elle que pour moi, a un goût de jamais vu. Je suis la première personne non roumaine à la suivre et même peut être la première personne à la suivre tout court dans sa tournée. 
Oui, une tournée de mariages. Extrait:


Avec Ramona, ce n’est pas comme à Lugos où j’étais restée toute la soirée avec le même groupe dans le même lieu.  
Ce soir il est question d’aller dans plusieurs mariages, apparemment elle a au moins deux engagements voir plus.  
Pour elle, avoir une “française” qui l’accompagne dans sa routine et fait un reportage sur comment elle vit la musique la rend fière. Et elle peut l’être! 
Et pour moi, être totalement immergée dans ce monde est une chance inouïe pour comprendre le métier de musicien dans un autre contexte. Mariages, anniversaires, baptêmes et compagnie. Un monde à part où la famille et la religion en sont le cœur vibrant.
Très loin des festivals et des salles de concerts quoi.  
J’admire sa force, c’est très dur ce qu’elle fait… 

Première immersion avec Ramona. © Athina Boé

Direction vers 21h30 pour le deuxième “gig“. Termes que l’on utilise dans le jargon pour parler d’un concert dans un restaurant, mariage, etc… 
On rigole dans la voiture comme deux copines et je lui passe la bouteille de Fanta qui traîne à mes pieds. 
Elle me chante une chanson en romani, et dans la nuit, on ne voit rien sur les petites routes. Alors je fais la copilote en regardant avec attention à droite à gauche. Un chat passe et miaou scratch! Je hurle et Ramona rigole. Je lui dis qu’elle a écrasé le chat. “Mais non, mais non!”, elle me répond. On ne saura jamais. 
On arrive enfin à destination: ouf!
On est en banlieue, et ici ça ressemble plus à un village: la route est défoncée et il n’y pas que très peu d’éclairage dans la “rue”.
On est au milieu de nulle part et là une maison transformée en salle de bal en plein air. Ça semble vraiment surréaliste mais ici c’est tout à fait normal. D’un côté les  cochons à la broche et de l’autre une grande tente blanche avec les invités installés dans un décor kitsch à souhait. Le son à fond les ballons, enfin tout comme d’hab’ quoi.
Chanter ou plutôt animer les mariages, c’est pas toujours rose… Notamment je pense au fait qu’elle joue les mêmes chansons en boucle tous les week-ends plusieurs fois de suite pour le premier mariage, rebelote au deuxième et parfois encore une fois dans un troisième. Entre les mariages, elle conduit dans la nuit où tout le monde fait n’importe quoi. 
Et puis, la proximité avec le public qui paye pour sa chanson peut parfois en inciter certains à profiter de la situation…
Oui, je pense à certains hommes avec des gros billets qui prennent Ramona par la taille et lui parlent à l’oreille comme si c’était leur petite copine… J’étais vraiment mal à l’aise quand j’observais des trucs comme ça. 
Le contrat tacite pourrait donner ça: “je te paye pour chanter pour moi donc je m’en fous si t’es d’accord ou pas que je te tripote“. Ouais, “c’est comme ça, c’est normal.” Routine numéro 4. 

Chanter à la table : tout un art! © Athina Boé

Iulia me racontera des histoires plus tard quand je lui montrerai les vidéos de la soirée. Elle a travaillé en tant qu’animatrice pour les anniversaires et mariages où elle s’occupait de maquiller les enfants et de gonfler des ballons. Déguisée en Minnie Mouse, plusieurs fois, elle a eu affaire à des hommes qu’ils lui mettaient la main aux fesses. “Allez viens sur mes genoux Minnie Mouse!” ou “Allez, fais moi un bisou Minnie Mouse!”. Bref, tu vois le genre. 
Certes, jouer dans les mariages est une école à part entière pour tout jeune musicien voulant apprendre le répertoire. Mais comment Ramona peut elle continuer à être dans ce genre de plans?
Quand je l’écoute, je sens qu’elle a quelque chose en plus. Elle mérite mieux!
Cet indéfinissable charme. Le feu! Ce quelque chose qui ne s’apprend pas. Ramona, elle l’a!
Elle revient à la table ronde des zicos, un d’entre eux lui tend quelques billets sous la table. Routine numéro 5.
Anniversaire ou Mariage ou autre, je comprends mieux que pour eux – les musiciens – c’est pareil. D’où la confusion à Lugoj (Voir épisode #07).
Ici, le neveu de Ramona – Claudio Manole – tient l’accordéon, il a 22 ans. Une partie du groupe est sur la scène pendant que Claudio et le chanteur vont de table en table. Ramona attend son tour et on s’installe à la table des musiciens pour boire un verre. Quand vient son moment, je la filme toujours. Avec Claudio, ils ont leurs habitudes. Quand vient la fameuse “hora“, je commence à danser au milieu et voilà qu’elle me présente au micro.

 
On reste un moment à cette fête, on finit au whisky-glace et à manger le cochon accompagné de légumes au vinaigre.  
Vers minuit on part à une autre fête. 

Claudio et Ramona, deux complices à la vie, à la scène. © Athina Boé

Sur le trajet, Ramona m’explique que normalement elle fait la tournée toute seule.
Routine numéro 6. Elle m’explique que c’est fatiguant de faire la route entre chaque concert. Tu m’étonnes!
On arrive au Ballroom Ferdinand. Cette fois on est revenues dans Bucarest, sector 3.  
C’est carrément un immeuble conçu pour organiser des mariages à la pelle: deux étages, deux mariages, deux groupes de lautarii. C’est complet ce soir chez Ferdinand! Et sur la route, j’ai pu constater qu’il y avait des mariages un peu partout. C’est complètement délirant! 
On retrouve Andrei, “ami” de Ramona. Il est chanteur et parle un peu français. Ramona change de tenue dans la voiture, se refait une beauté et voilà Andrei qui vient nous ouvrir la porte avec son grand sourire.
Ce soir, en plus d’Andrei, il y a deux autres chanteuses programmées. L’une chante la musique lautareasca et l’autre plus de la pop – Adele et consorts – sur des playback. Chacun chante 30 à 40 minutes et se passe le relais. Les musiciens eux jouent non-stop. Le programme est bien rodé et pendant que l’un.e chante, les autres sont en terrasse dehors à fumer devant le ballroom
On fait connaissance autour d’un verre de rosé – la bouteille que j’avais amenée – et Andrei me demande ce que je fais demain. “J’ai rendez vous avec Ionuț Guluna“, je lui réponds. “Oh! laisses tomber Ionuț! Viens chez moi plutôt: je te montre tout ce que tu veux et c’est pas pour l’argent.”
On part sur l’idée de se revoir le lendemain  et je quitte les amoureux vers 4h30 du matin.
Retour chez Samir en taxi, où je profite du lever du soleil sur un ciel dégagé. 

Troisième fête de la soirée pour écouter Andrei. © Athina Boé

Un dimanche qui ne se passe pas comme prévu du tout!

On est dimanche, 13h et je me lève.
Je suis censée voir Ionuț pour notre fameux cours chez Nicolas. Un français installé en Roumanie depuis 5 ans avec plein d’histoires rocambolesques. Un drôle de numéro qui finalement va me planter royalement.
Je m’explique… Dans un premier temps, j’ai annulé le cours avec Ionuț car je compte aller plutôt chez Ramona. Suivre les conseils d’Andrei. Mais d’abord j’ai rendez-vous chez Nicolas pour y déposer mes affaires: aujourd’hui c’est changement de maison pour la quatrième fois en 10 jours. Samir retourne au Maroc et Nicolas est d’accord pour m’héberger 3 nuits dans sa coloc. Problème: il ne répond plus au téléphone alors que 10 minutes plus tôt il me confirmait “être en route pour chez lui“. Je m’installe alors sur un banc à l’adresse qu’il m’a indiquée et j’attends. Je m’occupe, je parle avec les passants, je mange des fruits, un vieux docteur me met en garde car c’est un quartier avec plein de voleurs, bref je poireaute 3 heures.
J’ai appelé Nicolas 10 fois: sans réponse, j’ai parlé avec des gens qui travaillent dans un hôtel pour savoir si ils le connaissent, j’ai même écrit à sa copine car il était avec elle quand je l’ai eu au téléphone, j’ai écrit à son pote, bref j’ai vraiment TOUT essayé. 
Rien à faire: il m’a posé un lapin et je suis à la rue. 
J’ai deux options qui se présentent à moi: soit je retourne à l’hostel – celui où j’ai passé ma première nuit – soit j’essaye de voir avec Ramona ou Iulia et Norman si je peux être hébergée chez eux une nuit. 
Demain est un autre jour et j’aurai la journée pour trouver une alternative. À savoir: où passer mes derniers jours à Bucarest. 
J’appelle Norman. Je lui explique ma galère du jour et il me dit qu’il doit voir avec Iulia. 
Il me rappelle et me dit que Iulia doit voir avec sa cousine. Oui, c’est chez la cousine de Iulia qu’ils sont posés durant leur passage à Bucarest. La cousine étant partie en Grèce, elle leur a laissé les clés. 
Après plusieurs coups de fil interposés, Norman me dit que c’est ok pour ce soir. 
Ouf! Soulagée! Pour faire une courte présentation: Iulia est roumaine, Norman est français et ils vivent tous les deux maintenant en Écosse où ils se sont construit une nouvelle vie loin de leur pays natifs. Et voilà retour dans le sector 6 à quelques rues de chez Samir et de chez Ramona! Je suis pas dépaysée!
L’appart de la cousine fait office d’atelier de céramique. Pas de canapé, juste des étagères avec ses travaux. Je dormirai par terre à même le carrelage sur une ou deux couvertures. Ça me va. 
Ma première nuit je la passe… à écrire l’épisode 9. Entre la cuisine et le fauteuil dans l’atelier. L’endroit est finalement idéale, très calme et beau. Iulia et Norman ne sont pas là: je peux m’immerger corps et âme dans mon récit.
Tout est bien qui finit bien!

L’atelier où je suis accueillie pour 3 nuits. © Athina Boé

Répétition chez Ramona en pyjama

Lundi, je rejoins Ramona chez elle pour une petite soirée avec Andrei. Arrivée dans sa rue, je ne rentre pas dans le bon bâtiment. 
Faut dire qu’il se ressemblent tous.
Elle finit par venir me chercher mais elle a oublié ses clés dans l’appart. Classique! Andrei est sous la douche et on reste un moment à sonner en bas de l’immeuble. 
Un voisin finit par nous ouvrir. Andrei est là, ça fait drôle de le voir affalé en short sur le lit. Lui qui avait tellement la classe dans son costume samedi soir. Il a l’air très fatigué du week-end, pas vraiment disposé à chanter. Avec Ramona on boit un verre sur son balcon, on papote et on va chercher une commande dans un restaurant – viande grillée, frites. Ramona se marre car je mange “à la Clejani“, c’est à dire sans chichis: avec les doigts. Ah! elle sait pas que j’ai grandi moi aussi au village!
Après le dîner, Ramona répète une nouvelle chanson avec Andrei qui l’accompagne au piano et boîte à rythme. Petit extrait:

Andrei chante Je t’aime, version en roumain, et je fais une version en français: la dernière fois que j’ai chanté cette chanson c’était quand j’avais 7 ans en regardant les Victoires de la musique à la télé. Ça date! Ici c’est une chanson très populaire chantée souvent aux mariages.

Passer la dernière soirée dans l’hôtel-auberge historique de Manuc

Mardi, j’appelle Ramona pour savoir son programme. Viorica est chez elle et ses filles aussi. On parle d’aller à Clejani ensemble mais finalement elle ne me donne plus de nouvelles quelques heures plus tard. C’est sur Facebook que je vois un live où elle fait des grillades à Clejani. Sans moi. Un peu déçue de pas faire partie de la fête… 
Heureusement, par hasard je tombe sur un concert d’un taraf qui partage la scène avec un groupe de danseurs folkloriques dans le restaurant très réputé: Hanu’ Lui Manuc. Situé dans le vieux centre, cet hôtel est le plus ancien de Bucarest avec sa cour immense. Un peu d’histoire par .
Je me régale et vais rencontrer tout le taraf: Albert, Mihai, Costel, Vasile et Adrian. Ils jouent des chansons du Banat, de Maramureş, de Moldavie, d’un peu toutes les régions de la Roumanie. Car “tout le monde vient ici“. Quelques extraits:


On est Mercredi: Paul m’a invité à son concert à l’Ateneul Român. Quand je pars à la gare pour acheter mon ticket pour Cluj Napoca, on me dit que le seul train avec encore des places est celui de 18h. Moi qui voulait partir après le concert vers 23h, c’est raté. Je tire un trait sur l’invitation de Paul, retourne chercher mon attirail et dit au revoir à la capitale roumaine que je vois défiler depuis la fenêtre du Uber. 
Mais pourquoi je retourne à Cluj Napoca au fait? 
Tu te souviens peut être du garçon rencontré dans une cuisine à l’Institut Protestant de Cluj? (Voir épisode #05) C’est lui qui m’a recommandé le festival de musique folk hongroise le Méra World Festival. Et je me dis que je peux rencontrer des musiciens là bas… et en prime approfondir ma connaissance de la musique hongroise. 
Et hop! en avant la zizique! 

Le taraful Hanu’ Lui Manuc. © Athina Boé

► Sur la voix des Balkans: tout le voyage

 Nous écrire : desmotsdeminuit@francetv.fr
La page facebook desmotsdeminuit.fr Abonnez-vous pour être alerté de toutes les nouvelles publications
@desmotsdeminuit