🎹 Claire Désert, Schumann à fleur de peau #02

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Entre la pianiste Claire Désert et Schumann, c’est une longue histoire de fidélité et de passion. La musicienne sort ce mois-ci un nouveau chapitre de cette relation musicale. Enregistrement délicat et furieux, profond et subtil, où toute la sensibilité tendue de cette magnifique interprête accorde ce qu’il faut d’ombres et de lumières à ces pages géniales. Elle nous a reçus chez elle.

CLAIRE DÉSERT, UN RENDEZ-VOUS À L’OMBRE :

CLAIRE DÉSERT
Instruments: Le piano
Passions annexes: Le piano le piano et le piano. Et la lecture de Proust comme une présence perpétuelle.
Point fort: Une lumière sonore unique faite de constrastes et de gouffres, trouée de lumières. 
Signe particulier: Une modestie presque étonante au vu de sa carrière
Image corporelle: Penchée vers l’autre, attentive, presque perchée sur le bord de ses certitudes d’artistes. Un corps prêt à partir au premier courant d’air, une présence qui ne veut pas s’imposer. 
Récompenses: Victoire de la Musique en 1997, par exemple. 
Complices:  Anne Gastinel, Gary Hoffman, Tedi Papavrami,Emmanuel Strosser, Boris Berezovsky, et tant d’autres…
Territoires: Le Conservatoire national supérieur de Paris, où elle enseigne. Les folles journées de Nantes, où elle est une habituée, La Roque d’Anthéron, ou une salle, quelque part autour du monde, pourvu quelle ait un piano à queue digne de ce nom. 
Maîtres et guides: Bach, Schumann, mais aussi Dvorak ou Mantovani
Ambitions: Toucher le coeur de ses auditeurs. Les émouvoir, les enlever. Être autant entendue que comprise.
Paysage préféré: La forêt, si possible sombre et mystérieuse.
Époque préférée: Le romantisme.

Dernier disque lancé plein-ciel: Chez Mirare, Schumann, op 17, Trois romances op 28, Scènes de la forêt op 22

Prochains concerts: Avec Gary Hoffman au Théatre du Vésinet. Le 6 novembre 2018.
Lieu et date de la rencontre: Une maison discrète et lumineuse dans une rue discrète et presque champêtre d’un quartier discret du nord de Paris. Après-midi lumineuse. Café délicieux.
Elle, en une phrase: “Je suis aimantée, attirée par elle et finalement je reviens toujours à la magie de la musique de Schumann.”
Comme un beau cadeau, alors que dehors le soleil décline avec lenteur et majesté, Claire Désert nous offre cet instant méditatif de musique, comme un temps suspendu et ombreux. Extrait des Novelettes de Schumann op 21.

À samedi prochain pour une nouvelle rencontre avec un(e) musicien(nne). 

 Paroles et Musiques: toutes les rencontres



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