“De New-York à Paris, en passant par bien d’autres lieux. J’ai découvert des gens, et des objets magiques qui, dans de minuscules éraflures, conservent les marques du temps. J’ai réalisé les portraits de ceux qui protègent ces empreintes de la disparition. Avec l’image de cette trace, j’ai préservé la mémoire de l’oubli.” H. B.

Mon grand-père était un homme droit et bon. De son métier de marin-pêcheur, j’en garde l’image de force, de rudesse et de respect de la “parole donnée”. Plus simplement, dans la vie de tous les jours, il avait à cœur de rendre service, d’aider ses enfants et petits-enfants et bien sûr de s’occuper de sa maison et de son jardin.
Il avait deux passions: la mer et la terre; quand il n’était pas en mer, il était dans son jardin.
Quelques éléments:
Les flotteurs “bleu” étaient destinés à lester les “ralingues” de mon filet en coton.
Ses vieux sabots de bois, usés “jusqu’à la corde”. Ses ciseaux ou “taille haie” lui permettaient de tailler les arbres et buissons du jardin.
Et le reste de ses objets, qu’il gardait précieusement dans l’armoire du fond de la chambre (son atelier de travail). Toutes les choses me rappellent mon grand-père Théophile, un homme droit, bon, honnête, gentil, travailleur et aimant; et me rappellent bien sûr mon enfance.

Nicolas G. – Paris 75012 – juillet 2018

Nicolas G. – Paris 75012 – juillet 2018

© “Le Laboratoire de Lumière” – 2018

 Mémoire d’objets, la collection

 nous écrire, s’abonner à la newsletter desmotsdeminuit@francetv.fr

► La page facebook desmotsdeminuit.fr Abonnez-vous pour être alerté de toutes les nouvelles publications.
 

► @desmotsdeminuit