📷 Le chanteur Hervé Vilard: l’icône de la diva…

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“De New-York à Paris, en passant par bien d’autres lieux. J’ai découvert des gens, et des objets magiques qui, dans de minuscules éraflures, conservent les marques du temps. J’ai réalisé les portraits de ceux qui protègent ces empreintes de la disparition. Avec l’image de cette trace, j’ai préservé la mémoire de l’oubli.” H. B.

© Hervé Bacquer

Je dors bien à Paris section poulbots de l’orphelinat St Vincent de Paul. Les orphelins de la guerre grandissent, sous les barreaux, les branches, la javel, les traces de merde du couloir de l’infirmerie. Je ne suis pas timide. Pas révolté. Je suis là. C’est Noël. Dalida a répondu  à ma lettre. Elle a posé sa dédicace sur la photo couleur d’une carte postale de papier glacé. Quelques années plus tard me voilà baptisé dans le show-buisness, Dalida en marraine baise mes sourcils seulement pour moi. La vie longue. On chante et nous sommes heureux.
– Allons dîner !, on se fait une toile ?
Mai 1987. Fatiguée de vivre. Ma diva de marraine et amie s’en est allée dormir au cimetière de Montmartre. Baisers perdus. Je m’en retourne seul par le pont de Caulaincourt. Voici l’icône de la vierge noire à l’enfant que m’a remise son frère Bruno à la demande de Dalida, accompagnée de quelques mots tendres écrits sur une carte de visite que je ne dévoilerai pas
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Hervé Vilard – Paris 75005 – mai 2019
© Hervé Bacquer

© “Le Laboratoire de Lumière” – 2019

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