Agnès Desarthe, Joy Sorman, Laurent Grasso, Lionel Duroy et Régis de Sá Moreira 📚. Avec Jacky Terrasson accompagné de Stéphane Belmondo pour la 🎼 #463

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Quand les écrivaines questionnent le rapport à l’autre vivant et à la vie des bêtes; quand l’artiste invente de fausses temporalités; quand les écrivains font parler les bourreaux ou jouent avec l’absurde… Quand la musique est là. C’est “Des mots de minuit”: métis, radical, réjouissant!

 

Des mots de minuit #463 du 05/09/2012

Avec:

  • L’écrivaine Agnès Desarthe
  • L’écrivaine Joy Sorman
  • L’artiste Laurent Grasso
  • L’écrivain Régis de Sá Moreira
  • L’écrivain Lionel Duroy

Musique:

  • Jacky Terrasson accompagné de Stéphane Belmondo jouent des extraits de leur album Gouache

Incertain Regard :

Agnès Desarthe. L’écrivaine publie Une partie de chasse (Éditions de l’Olivier) dans lequel l’auteur donne la parole à un lapin pour observer la vie des hommes.
“Au cours d’une partie de chasse, un homme tombe dans une galerie souterraine. Tristan est désigné pour rester sur les lieux tandis que les autres iront chercher du renfort. Mais les secours n’arrivent pas et la tempête se lève. Une longue attente commence…
Avec Une partie de chasse, Agnès Desarthe signe un roman violent et énigmatique. Il nous parle d’un monde que les dieux auraient abandonné, laissant la place aux pulsions les plus secrètes qui dorment dans le cœur des hommes.”

 

Joy Sorman évoque son roman Comme une bête (Éditions Gallimard), sur le rapport homme /bêtes.
“Pim passe sa main partout où il peut, identifie à haute voix le jarret, la côte première et le filet mignon – les mots la font rire et puis moins quand il passe à la tranche grasse et au cuisseau. Le corps de l’apprenti ankylosé par des jours de découpe, de désossage et de nettoyage se détend enfin, s’assouplit, ses mains se décrispent, la chair est mobile, la peau se griffe, le sang détale dans les veines, il pose ses doigts sur les tempes de la fille, ça pulse.”

 

Conversation :

Laurent Grasso pour son exposition Uraniborg au Musée du Jeu de Paume.
“Il a conçu son exposition au Jeu de Paume autour de préoccupations qui traversent son travail: brouiller le rapport au temps et à la temporalité, rendre floue l’origine des objets montrés; créer un dispositif d’exposition qui modifie l’architecture du lieu où elle est présentée… Explorant les notions d’espace et de temporalité, Laurent Grasso aime l’idée de “créer une fausse mémoire historique”, où dans un siècle, plus encore qu’aujourd’hui, il sera impossible de situer l’époque de création de ses œuvres, produisant ainsi une fausse archéologie du futur. Son travail est un voyage dans le temps qui dépasse définitivement l’actualité.
Pour l’exposition au Jeu de Paume, avec la vidéo, la sculpture, la peinture, le dessin, le dispositif, il s’intéresse à quatre idées : l’observation du ciel, la surveillance, les “fantômes politiques” et la beauté trompeuse.
Laurent Grasso manipule, souvent intentionnellement, l’image en imposant des perspectives uniques et inhabituelles à son sujet…”

Laurent Grasso nous présente comme “objet qui le prolonge” un billet de banque de Serbie avec le portrait de Nikola Tesla qui est pour l’artiste “un des plus grands inventeurs du XIX ème siècle”

 

Régis De Sá Moreira évoque notamment son dernier livre La vie (Éd. Au diable vauvert).
“Des personnages se succèdent et se croisent, auxquels on s’attache le temps de quelques lignes, d’une pensée, d’un fragment d’histoire, par une fenêtre ou un rideau, un souvenir, un quai de métro, un souffle, tout ce qui tisse le fil du hasard…”

 

Lionel Duroy signe L’hiver des hommes (Éd. Julliard) .
“Fasciné par le destin des enfants de criminels de guerre, Marc part à Belgrade en 2010 pour enquêter sur le suicide de la fille du général Mladic, accusé de crimes contre l’humanité par la justice internationale et pourtant vénéré dans son pays. Dans la minuscule république serbe de Bosnie, Marc se retrouve face aux acteurs de ce conflit abominable. Avec une franchise déconcertante, ils racontent les désastres qu’ils ont vécus, les atrocités qu’ils ont commises pour conquérir une paix improbable…”

 

MUSIQUE :

Jacky Terrasson accompagné de Stéphane Belmondo jouent des extraits de leur album Gouache.

Des mots de minuit #463
Réalisation: Nicolas Druet
Rédaction en chef : Rémy Roche
Production: Thérèse Lombard et Philippe Lefait
© Des mots de minuit/France2

 

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