Mot à mot : Jorge Lavelli, une qualité de scène et le sens du soulier

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De lui, on savait l’Argentine, une bourse en France, le sens du masque et du grotesque, Witold Gombrowicz ou Copi, le théâtre musical et l’opéra sans les fanfreluches, ses mises en scène à la Scala ou au festival d’Aix en Provence, une dizaine d’années à la tête du Théâtre de La Colline. Mais, chez lui, on ignorait un profond respect pour les chaussures qu’il confie dans ce « mot à mot »…

 

Car il les entretient, et fort bien -lacées serré et cirées glacé- dans une ville où la température échauffe le pied et tache les chemisettes. Cette « obsession » remonte à bien des années quand, dans une fabrique argentine….
Mais il est ici aussi question de théâtre et à plusieurs nous nous sommes fait la réflexion, après avoir vu « On ne l’attendait pas » (de Stig Larsson traduit du suédois par Jacques Robnard), que c’était une « fête » malgré la violence du propos; une évidence (de mises en scène et en lumière, d’implication et de jeu des comédiens, de questionnements induits) moins évidente qu’il y paraît à Avignon et réserve faite qu’il est impossible d’y voir dans le Off et le In réunis près de 1400 spectacles.

Les mots « énergie » « ambiguïté » ou « imaginaire » vont bien à cet homme de foi théâtrale né dans le Buenos Aires de 1932. Aussi bien que ses souliers…  
Jorge Lavelli

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