Raoul Peck, Delphine Gleize, Anna Thomson, Amos Kollek, Melvin Van Peebles, Cannes 2000 đŸŽ„ #33

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Quand le cinĂ©ma appelle une dialectique singuliĂšre: une actrice qui n’a pas appris la comĂ©die et suit Ă  la lettre les scĂ©narios d’un rĂ©alisateur israĂ©lien; quand un “hĂ©ros” congolais inspire un cinĂ©aste qui conjugue film militant et long mĂ©trage trĂšs large public; quand une jeune rĂ©alisatrice prend le bus pour trouver le sel de ses personnages. Retour sur les humeurs du 53Ăšme Festival (2)

Des mots de minuit : Ă©mission n°33 du 17 mai 2000
Cannes 2000, Ă©mission 2 (Ă©mission 1 du 10 mai)
Réalisation: Jean-François Gauthier
RĂ©daction en chef : RĂ©my Roche
Production: ThérÚse Lombard et Philippe Lefait
©desmotsdeminuit.fr/France2
 
 
CONVERSATION

 

Je ne sais pas si je fais du cinĂ©ma social. Ce que j’essaye de faire, c’est de partir de ce qui me plaĂźt, de ce qui m’attire. Avec “Fionna”, j’ai surtout parlĂ© de gens Ă  la limite, marginalisĂ©s. Peut-ĂȘtre ai-je une affinitĂ©, je ne sais pas, avec eux. Je ne sais pas s’il y a lĂ  un message mais j’essaye de les faire voir sous un jour sympathique. Avec “Fast food…”, c’est une comĂ©die mais il est encore une fois question de gens marginalisĂ©s, mais avec une vision plus optimiste.

Amos Kollek. DMDM, festival Cannes 2010.

Amos Kollek

Le rĂ©alisateur israĂ©lien pour son film “fast-food women” une comĂ©die par laquelle il a voulu s’adresser Ă  un public neuf. Il Ă©voque sa technique d’Ă©criture et les personnages souvent marginaux qu’il filme et qui lui sont inspirĂ©s par ses observations nocturnes.   
 

 

L’actrice Anna Thomson qui n’a jamais pris de cours de comĂ©die et se fie d’abord au scĂ©nario Ă©voque les nombreux personnages que lui a fait jouer le rĂ©alisateur Amos Kollek. Elle parle de sa passion pour la ville de New York, du financement et du cinĂ©ma indĂ©pendant amĂ©ricain. 

 

Prendre l’avion pour New-York ou le RER pour Joinville, pour moi, c’est la mĂȘme chose. Une fois que vous comprenez la langue, je vois partout la mĂȘme chose, les mĂȘmes façons d’ĂȘtre. Les gens ont partout Ă  peu prĂšs les mĂȘmes solutions pour se sortir de ce qui les coince!

Melvin Van Peebles. DMDM, Cannes 2010.

 

Melvin Van Peebles

RĂ©alisateur et touche Ă  tout Ă©tonnant, pĂšre spirituel de la “blackploitation”, il prĂ©sente son film “Le conte du ventre plein”, se fĂ©licite des avantages des nouveautĂ©s technologiques numĂ©riques. Le rĂ©alisateur parle ensuite du problĂšme de la distribution aux Etats Unis pour les films de rĂ©alisateurs noirs. 
 

Il n’y a aucune contradiction dans ma tĂȘte entre le cinĂ©ma grand public et le cinĂ©ma militant. Il est temps de refuser la marginalitĂ©. Si on veut toucher les gens, il faut les toucher lĂ  oĂč ils regardent, c’est Ă  dire dans le cinĂ©ma “mainstream”… Lumumba est quelqu’un qui a changĂ© la vie de beaucoup de gens en Afrique comme en Europe. Ce film dit quelque chose sur le prĂ©sent. A travers l’histoire de cet homme, on comprend que ce sont les mĂȘmes intĂ©rĂȘts qui sont aujourd’hui en jeu.

Raoul Peck. DMDM, festival Cannes 2000.

 

Raoul Peck

Le rĂ©alisateur prĂ©sente son film “Lumumba”. Ayant lui mĂȘme vĂ©cu au Congo, il a voulu tĂ©moigner du destin de celui qui a cru Ă  une vĂ©ritable indĂ©pendance pour son pays. 
 

Quand j’Ă©cris, c’est trĂšs long, on est trĂšs seule. À un moment donnĂ©, il faut voir du monde. On a pas forcĂ©ment pour autant l’envie d’ĂȘtre polie ou sociable. Alors, je prends des bus et je rencontre plein de gens qui alimentent mon Ă©criture. Et ça ne coĂ»te pas cher en plus, surtout si on a une “carte orange”. C’est une technique. Sinon je dors beaucoup pendant le temps de l’Ă©criture.

Delphine Gleize. DMDM, festival Cannes, 2000.

 

Delphine Gleize

La cinĂ©aste de 26 ans (elle vit en 2016 dans le Bordelais) Ă©voque ses sources d’inspiration et le travail d’Ă©criture qui l’a menĂ©e Ă  son film “carnage” (le destin du cadavre d’un toro de corrida). 

 
 
Musique

 

 

Le groupe Rosa le rouge interprĂšte “Berlin”. 

EnregistrĂ© sur la scĂšne de “La fĂȘte de l’HumanitĂ©”

 

Le groupe Lo’Jo chante “sin acabar”.

Le groupe enregistré en concert.
 

accĂšs Ă  la vidĂ©othĂšque…