Rencontre avec le pianiste Jean-Marc Luisada avant son concert salle Gaveau

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On a du mal Ă  le croire mĂŞme en l’Ă©crivant. Cela fait dix ans que le pianiste français Jean-Marc Luisada n’avait pas jouĂ© dans une grande salle parisienne. Le 14 dĂ©cembre prochain, il a rendez-vous avec ses fans mĂ©lomanes. Quand il nous ouvre la porte de son domicile, Ă  dix heures du matin, un jour de semaine, il nous reçoit tout habillĂ© d’un costume sombre et Ă©lĂ©gant, presque un frac…

 

… comme s’il n’avait pas d’autre habit Ă  son goĂ»t que ce costume de concertiste. Depuis trente ans maintenant, difficile d’imaginer cet artiste autrement que sur scène face Ă  ses immenses compagnons de vie: ses pianos. On dirait, par la dĂ©licatesse de ses manières et la suavitĂ© de son ton de voix, qu’il attache aux silences un prix que peu y attachent. Jean-Marc Luisada n’est pas nĂ© au XXème siècle. Il ne vit pas non plus tout Ă  fait au XXIème. Trop vulgaire, trop bruyant, trop bavard!
Le territoire rêvé-sensible, de ce presque personnage de roman, se situerait quelque part entre Alfred de Musset, pour le romantisme et Proust pour la délicate et profonde attention au temps qui passe, et la légère tristesse qui découlerait de cette conscience. Chez Luisada le XIXème est roi. On le dirait sans cesse escorté par de puissants fantômes plus vivants pour lui que bien des vivants, les Samson François, Alfred Cortot Ignaz Friedman ou encore Horowitz.
Trônant depuis toujours au cœur de son panthéon, il y a bien sûr et avant tout, le génial, l’inévitable Chopin, son compagnon de route, son ami, son inspiration, son modèle et son Everest.
Jean-Marc Luisada est un pianiste sensible et rare. Celui qui fit irruption sur la scène mondiale des pianistes en 1985 en Ă©tant laurĂ©at du prestigieux concours Chopin de Varsovie, ne cesse depuis lors de parcourir le monde oĂą son jeu lumineux et profond, intègre et sensible le place au niveau des plus grands. Le 14 dĂ©cembre prochain, après une trop longue absence, Jean-Marc Luisada va retrouver son public. Un programme charpentĂ©, ambitieux et pensĂ© : Beethoven, Sonate n° 28 op. 101 ChopinFantaisie op. 49, Barcarolle op. 60, Polonaise-Fantaisie op. 61 Haydn Sonate partita Hob XVI 6, Variations en fa mineur.
En guise de bienvenue matinale, il nous a offert cette sonata et partita HOB XVI.6 de Hadyn.

Jean-Marc Luisada nous a accordĂ© un entretien dans lequel il parle de sa passion pour le piano, de sa joie de travailler, de quelque chose de sa nostalgie d’une Ă©poque qui revit sous ses doigts. Jean-Marc Luisada nous dit aussi qu’il a changĂ© depuis son dernier grand concert Ă  Paris, il y a dix ans dejĂ . Jean-Marc Luisada en concert, jeudi 14 dĂ©cembre 2017 Ă  la salle Gaveau, Paris. 

Jean-Marc Luisada en concert, jeudi 14 dĂ©cembre 2017 Ă  la salle Gaveau, Paris. 

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