🎭 Andréa Bescond : pouvoir dire un drame personnel dans une légèreté apparente qui fait distance et résilience…

Le dernier chemin de soi...
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Pour Andréa Bescond et son complice Éric Métayer, déglutir est bien cette manière physique et universelle d’accueillir une mauvaise nouvelle. L’annonce d’une maladie dégénérative en est une. Ces deux-là écrivent à quatre mains pour approcher la pédocriminalité ou aujourd’hui l’euthanasie.

 

Déglutis, ça ira mieux . Géraldine Martineau et Isabel Otero. © Fabienne Rappeneau

Le premier mot que je lui propose (avec Bescond et Métayer) est “Retour“. Elle rit … répond : “On n’est jamais partis !” Et nous entrons dans le registre de la joyeuseté avec l’idée qu’ils ont d’aborder la vie avec le plus d’humour possible, voire de cynisme, parce que la légèreté rend audible et permet de laisser le public dans sa question sans l’accabler.


Elle revient de loin. Elle a pu dire l’imprescriptibilité de son viol et le succès du film Les Chatouilles ou la danse de la colère lui a permis de s’apaiser, de “se délester” un peu plus. Les échos actuels de leur nouvelle proposition (une fille, Nina, aide sa mère, Aline, à choisir sa mort) déjà sur le papier avant l’affaire familiale et sociétale qui a “joué” avec la vie de Vincent Lambert permettent une continuation de la réflexion sur la fin de notre passage sur terre
Son “mot de minuit” est “richesse”, celle qu’offre le théâtre…

 

“Déglutis, ça ira mieux est l’histoire d’une femme, Aline, éternelle adolescente de 45 ans, fuyant sa vie, ses responsabilités et surtout son rôle de mère. Lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’une maladie dégénérative, elle se débrouille pour retrouver sa fille, Nina, devenue adulte trop tôt et qui a fait ses bagages depuis longtemps.  Les retrouvailles entre ces deux femmes que tout oppose – ou presque – seront déjantées et passionnées. Bien malgré elle, Nina se retrouve emportée par la folie douce et l’humour de sa mère. Aline, elle, a une idée derrière la tête. Faire la paix avec sa fille. Et lui demander l’impossible…” 

 

La critique de Sophie Jouve sur franceinfo: culture

 

 

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Andréa Bescond est aujourd’hui une artiste pluridisciplinaire…
Danseuse, chorégraphe, comédienne, auteure, metteure en scène, scénariste et réalisatrice.

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Une carrière qui démarre par la DANSE où Andréa ose le mélange des genres. Après une formation à l’école internationale Rosella Hightower et au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, elle remporte le Prix Espoir du Grand Concours International de Paris en 1998. Andréa Bescond aime et sait se diversifier. Elle vit la danse avec un grand D, et, tout en maîtrisant la danse moderne et la danse africaine, parmi de nombreux autres genres, elle devient notamment la première femme blanche (dont son surnom Â« Snow Bully Â», flocon de neige) à s’intégrer dans le milieu hip hop – krump aux Etats Unis.

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Dès 2009, sa carrière s’ouvre au THEATRE grâce à la rencontre avec Eric Métayer.
Dès 2010, elle se voit nominée pour la« Révélation féminine Â»dans Les 39 marches, pièce qui reçoit cette même année le Molière de la meilleure pièce comique.
En 2012, Andréa passe à l’écriture pour son seule en scène Les Chatouilles ou la danse de la colère, mis en scène par Eric Métayer, avec lequel elle reçoit le Prix d’interprétation féminine d’Avignon Critique OFF, le Molière 2016 du Meilleur seul(e) en scène, le Prix Nouveau Talent Théâtre SACD, le Prix Jeune Talent de l’Académie Française et est lauréate de La Fondation Charles Olmont  !”
© andreabescond.com

 

Mot à mot 
Réalisation: Quentin Herlemont
Rédaction en chef : Rémy Roche
Coordination : Marie-Odile Regnier
Entretien : Philippe Lefait

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