Jacques VilleglĂ©, Madeleine Louarn et Cristelle, Adrian van Dis; Wasis Diop et Ana Pankratoff đŸŽŒ #324

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Quand le futur artiste cherche dans les ruines de la guerre les objets qui feront Ɠuvre; quand la singularitĂ© de personnes handicapĂ©es redimensionne le thĂ©Ăątre; quand tout reste question de mĂ©tissage dans un monde oĂč l’on se noient en voulant survivre; quand une voix de baryton dit l’Afrique, quand celle de la chanteuse russe taquine le jazz, c’est desmotsdeminuit.fr

Des mots de minuit : émission N°324 du 12 novembre 2008.
RĂ©alisation: Pierre Desfons
RĂ©daction en chef : RĂ©my Roche
Production: ThérÚse Lombard et Philippe Lefait
©desmotsdeminuit.fr/France2
CONVERSATION:

Comment dĂ©passer Braque, Picasso, Fernand LĂ©ger, ces gens qui avaient bouleversĂ© l’art avant les annĂ©es 20?
Donc, au sortir de la guerre, je savais qu’il fallait faire quelque chose d’autre et je ramassais des objets. Un jour, j’ai ramassĂ© un fil de fer. Je tenais quelque chose que je n’avais pas manipulĂ© et qui Ă©tait un dessin dans l’espace.

Jacques Villeglé. DMDM, 2008.

Jacques Villeglé
L’artiste plasticien est en rĂ©trospective pour son oeuvre au Centre Georges Pompidou (« La ComĂ©die urbaine » ) et en exposition pour un « Alphabet socio-politique » Ă  la galerie Herzog 23, passage MoliĂšre Ă  Paris.
« Jacques Villeglé  ne se revendique pas comme le concepteur d’un nouveau «ready-made» Ă  la maniĂšre de Duchamp pour promouvoir l’objet trouvĂ© ou rĂ©cupĂ©rĂ©, en l’occurrence, les affiches, au rang d’oeuvre d’art. Il est un flĂąneur, qui au fil mĂȘme de ses promenades et dĂ©rives dans les rue de la ville, prĂ©lĂšve sur les panneaux publics les restes d’affiches dĂ©chirĂ©es qui l’interessent d’un point de vue esthĂ©tique. Il n’agit que trĂ©s peu sur les affiches qu’il trouve, en dehors du collage qu’il en fait sur des toiles. » ©Le mONDE dEs ARTS

« Alice au pays des merveilles », c’est la puissance de l’inconscient… Travailler avec la singularitĂ© de ces comĂ©diens, c’est la mĂȘme chose que pour n’importe quelle mise en scĂšne. Ce qui change au fond, c’est le temps! Jean-François Auguste avec qui je signe cette adaptation est comĂ©dien aussi. Il a laissĂ© une porte ouverte Ă  une Ă©mancipation du jeu… avec des comĂ©diens qui n’ont pas eu de problĂšmes d’ego, ce qui leur donne une lĂ©gĂšretĂ© qu’il est difficile d’avoir autrement.

Madeleine Louarn. DMDM, 2008.

Madeleine Louarn et Christelle Podeur
La metteuse en scĂšne dirige la compagnie de thĂ©Ăątre l’Entresort. À ses cĂŽtĂ©s, Christelle Podeur, comĂ©dienne handicapĂ©e, pour « Alice ou le monde des merveilles », d’aprĂšs l’oeuvre de Lewis Carroll, prĂ©sentĂ© au Festival d’Automne Ă  Paris.
Les aventures d’Alice au pays des merveilles.
Christelle est venue avec, comme objet, le texte adapté au théùtre par Madeleine Louarn et Jean-François Auguste.

Parfois, j’ai eu des fautes pour dire le texte, mais c’est pas arrivĂ© souvent… Je m’entends trĂšs bien avec tous les acteurs… Mes collĂšgues, je trouve qu’ils jouent trĂšs bien devant le public. Parfois, je trouve qu’ils jouent mĂȘme mieux que moi!

Christelle Podeur.DMDM, 2008.

Nous vivons dans des temps de grands changements sociaux et nous lisons chaque jour qu’une pirogue s’est Ă©chouĂ©e ou que des gens ont pĂ©ri en mer, noyĂ©s… Alors que, par ailleurs, dans nos villes, sont employĂ©s dans l’Ă©conomie grise, ceux qui rĂ©ussissent leur traversĂ©e… C’est bizarre cette mondialisation. Nous savons tout et tout change trop vite!

Adriaan van Dis. DMDM, 2008.

Adriaan Van Dis
L’Ă©crivain hollandais signe « Le promeneur » (« Du monde entier », Gallimard). « Adriaan van Dis dresse un tableau sans concession ni complaisance d’une rĂ©alitĂ© qui dĂ©range, dans un roman oĂč cohabitent avec bonheur un humour omniprĂ©sent et un immense besoin de croire en l’homme, d’espĂ©rer le meilleur. » ©Gallimard
Un bulbe de tuilpe.
 « Son objet… » Un bulbe de tulipe (« Chaperon rouge »). Hollandais, il offre des tulipes dont il prĂ©cise que c’est une fleur d’origine turque.

Ma musique n’a pas Ă  voir avec la mondialisation. Elle se veut authentique… J’essaye de m’engager musicalement dans une dĂ©marche qui peut ĂȘtre un peu d’avant-garde par rapport Ă  l’Afrique… Ce que je fais, c’est de la musique contemporaine, une musique de l’Afrique d’aujourd’hui inspirĂ©e de ces voix trĂšs belles qui faisaient peur et qui Ă©taient si profondes et qui laissaient l’enfant que j’Ă©tais dans l’ignorance…

Wasis Diop. DMDM, 2008.

Wasis Diop
Le dernier album du musicien a pour titre « Judu bek ». Wasis Diop en interprĂšte « L’ange Djibril » (reprise de « Hallelujah » de Leonard Cohen) et « Cudi Diop ». Avec Anthony La Rosa Ă  la basse et Thierry Faure au clavier.
Son Ă©charpe.
« L’objet qui le prolonge… » Une Ă©charpe que « portent tous les Africains du Sahel, quelle que soit la tempĂ©rature, une sorte de bouĂ©e de sauvetage, confortable, de la couleur de la terre africaine. Quand je la dĂ©plie, elle me fait penser Ă  du vent sculptĂ©! »

CRITIQUE LITTÉRAIRE:

Minh Tran Huy
La romanciÚre et critique du Magazine Littéraire, parle du livre de Edwige Danticat, « Adieu mon frÚre » (Grasset).
MUSIQUE: 
Ana Pankratoff interprĂšte « MĂȘme l’amour » issue de son premier album « Ana Pankratoff ».
Un deuxiĂšme titre de Ana Pankratoff… Elle est russe et son pĂšre est compositeur.
â–ș DMDM, L’Émission… 

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