Brigitte Giraud 📚, Tchéky Karyo 🎤, Charles Matton 📸 et Laurent Bénézech 🏉. 🎼 avec Janice de Rosa et Tchéky Karyo #279

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Écrire pour dire la fragilité toujours certaine du dialogue. Chanter Llorca et chercher autre chose. Peindre figuratif quand l’injonction est autre. Écrire le rugby pour mieux le préserver. Métis, radical, réjouissant, c’est “Des mots de minuit” !

 

Des mots de minuit, L’Émission #279 du 27 août 2007

Avec :

  • L’écrivaine Brigitte Giraud
  • Le peintre, sculpteur, cinéaste et plasticien Charles Matton (1931-2008)
  • Le rugbyman Laurent Bénézech
  • Le comédien et chanteur Tchéky Karyo

Musique :

  • Tchéky Karyo interprète Cancion del jinete et Gibraltar
  • Janice de Rosa pour Ball and chain

 

CONVERSATION :

Brigitte Giraud signe L’amour est très surestimé. Elle évoque ses différents romans et leur thèmes (rapports hommes femmes, relations adultes enfants), son travail d’écriture. Diffusion d’un extrait du documentaire de François Caillat Julia Kristeva, étrange étrangère dans lequel l’intellectuelle parle de l’autonomie du couple.

Ce qui m’intéresse beaucoup, c’est la solitude qu’on peut éprouver en étant avec l’autre. À l’intérieur d’une famille ou d’un couple. Tous ces dialogues qui ne sont que des monologues. Comme l’idée du passage entre l’avant et l’après… Comment on se parle. Comment on émet quelque chose qui n’est pas compris. Donc une histoire de solitude, de regard et d’attente. Et notamment au niveau du couple où je pense que les deux ne sont jamais en équilibre…

Brigitte Giraud. Des mots de minuit, 2007.

 

Tchéky Karyo se lance dans un premier album comme musicien et chanteur Ce lien qui nous unit. Il évoque sa carrière de comédien au théâtre et au cinéma, le travail du corps sur scène, son rôle dans le film Boxes de Jane Birkin, son dernier film Le mas des alouettes de Paolo et Vittorio Taviani qui traite du génocide arménien.

Je suis intéressé par le texte mais aussi par ce qu’il met en jeu dans un corps qui peut se chorégraphier, danser ou se figer. Ma gestuelle me vient de mes racines orientales. En tant que comédien, j’ai toujours aimé entrer dans d’autres histoires, d’autres mouvements. Il faut savoir où est son point mort. Cet endroit où l’on va pouvoir commencer à interpréter.

Tchéky Karyo. Des mots de minuit, 2007.

 

Charles Matton (1931-2008) à l’occasion d’une exposition États des lieux qui lui est consacré à la Maison Européenne de la photographie de Paris. Il parle de son travail de miniaturisation, des liens entre la peinture et le cinéma, évoque Francis Bacon.

Il y a eu une dictature du non-figuratif… Maintenant, c’est plus grave. Il y a de telles masses d’argent qui transitent par le marché de l’art que le pouvoir est accaparé par les grandes maisons de vente et ceux qui les possèdent.

Charles Matton. Des mots de minuit, 2007.

 

Laurent Bénézech publie Anatomie d’une partie de rugby. Pour lui, l’occasion d’évoquer sa carrière de rugbyman (comme pilier) et son envie d’écrire.

Écrire sur le rugby, c’était un moyen de ne pas me prendre au sérieux et de parler d’un sport qui doit rester un formidable moyen de passer une jeunesse. C’est vrai qu’aujourd’hui, on voit beaucoup de choses dans le sport professionnel, quel qu’il soit. Décaler par le texte cette réalité m’intéressait.

Laurent Bénézech. Des mots de minuit, 2007.

 

MUSIQUE :

Tchéky Karyo interprète Cancion del jinete (texte de Llorca et musique de Ibáñez) et Gibraltar

 

Janice de Rosa interprète Ball and chain

 

Des mots de minuit #279
Réalisation: Jean-François Gauthier
Rédaction en chef : Rémy Roche
Production: Thérèse Lombard et Philippe Lefait
© Desmotsdeminuit/France2

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