🎬 “Bousculer les habitudes et se permettre toutes les audaces…” Antoine Sebire dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du “festival biarritz amĂ©rique latine”

festival biarritz amérique latine
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Se dit ici une façon, une dĂ©termination dans une manifestation singuliĂšre de programmation et de public qui ouvre Ă  un autre continent et Ă  d’autres maniĂšres d’envisager le monde. À l’heure du repli frileux, nationaliste et gĂ©nĂ©ralisĂ©… Un mĂ©tissage par le regard! À suivre…

 

La premiĂšre fois – l’annĂ©e derniĂšre – d’Antoine Sebire au festival biarritz amĂ©rique latine fut marquĂ©e par la dĂ©cision prise avec Lucile de Calan, responsable de la programmation depuis 2009, de proposer en compĂ©tition  La Flor de Mariano Llinas dont il a dit que c’est “un film capital dans l’histoire du cinĂ©ma argentin et un film marquant pour l’histoire du cinĂ©ma”. 808 minutes (si, si, faites le calcul), pas moins d’un trĂšs long mĂ©trage!

Chaque annĂ©e, le festival biarritz amĂ©rique latine, par l’entremise des Ɠuvres et des artistes qu’il convie sur la CĂŽte Basque, s’emploie Ă  vous transporter ailleurs. L’ailleurs de cette annĂ©e est plus lointain que jamais: nous vous invitons Ă  explorer le Grand Sud.
Aux confins du monde, la Patagonie occupe une place Ă  part dans l’inconscient collectif. Glaciers, montagnes, dĂ©troits, icebergs en sont les empreintes matĂ©rielles. Mais elle est aussi l’objet de nombreux mythes et utopies: s’y dessine un imaginaire fĂ©cond, en mutation constante, qui exerce un puissant magnĂ©tisme sur les crĂ©ateurs de toute sorte.
La sélection cinématographique et littéraire que nous lui consacrons cette année en atteste passionnément.
Si la Patagonie en est la porte d’entrĂ©e, le voyage ne s’y arrĂȘte pas. Nous traverserons toutes les latitudes, en prenant le temps de pauses et de dĂ©tours, festifs ou intellectuels, gastronomiques ou musicaux. Ou tout cela Ă  la fois: c’est le propre du Festival Biarritz AmĂ©rique latine que de mĂ©langer les genres, au fil de sa programmation cinĂ©matographique, littĂ©raire, musicale, universitaire.

Antoine Sebire, festival biarritz amérique latine 2019.

 

Dans ce Mot Ă  mot enregistrĂ© la veille du vote du jury, Antoine Sebire Ă©voque deux des films qui, pour lui, ont marquĂ© la compĂ©tition. Il ne s’est pas trompĂ©. Le jury fictions longs-mĂ©trages les rĂ©compense de l’Abrazo du meilleur film et d’une mention spĂ©ciale.

“Manaus, une ville industrielle au cƓur de la forĂȘt amazonienne. Justino, un amĂ©rindien de 45 ans, est agent de sĂ©curitĂ© dans le port de commerce. Sa fille se prĂ©pare Ă  partir pour BrasĂ­lia afin d’y suivre des Ă©tudes de mĂ©decine. ConfrontĂ© Ă  la solitude de sa modeste maison et persuadĂ© d’ĂȘtre poursuivi par un animal sauvage, Justino est saisi d’une fiĂšvre mystĂ©rieuse.
Maya Da-Rin est une cinĂ©aste et plasticienne brĂ©silienne. DiplĂŽmĂ©e du Fresnoy, elle est titulaire d’une maĂźtrise en histoire du cinĂ©ma et de l’art Ă  la Sorbonne Nouvelle et a assistĂ© Ă  des ateliers de cinĂ©ma Ă  l’EICTV (Escuela Internacional de Cine y TelevisiĂłn) à Cuba. Ses Ɠuvres ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es dans de nombreux festivals de cinĂ©ma tels que Locarno, Moma et New Museum. Son documentaire “Terras” (2009), a participĂ© Ă  plus de 40 festivals.

Pérou, au plus fort de la crise politique des années 80. Georgina attend son premier enfant.
Sans ressources, elle rĂ©pond Ă  l’annonce d’une clinique qui propose des soins gratuits aux femmes enceintes. Mais aprĂšs l’accouchement, on refuse de lui dire oĂč est son bĂ©bĂ©. DĂ©cidĂ©e Ă  retrouver sa fille, elle sollicite l’aide du journaliste Pedro Campos qui accepte de mener l’enquĂȘte.

De nationalitĂ© pĂ©ruvienne, Melina LeĂłn vit entre Lima et New York. DiplĂŽmĂ©e en cinĂ©ma Ă  l’UniversitĂ© de Columbia, son court-mĂ©trage “El ParaĂ­so de Lili” a Ă©tĂ© projetĂ© au New-York Film Festival et a remportĂ© 11 prix, dont celui du meilleur film latino au Festival de SĂŁo Paulo.

 PALMARES Ă©dition 2019 “festival biarritz amĂ©rique latine” :
Abrazo du meilleur film : La FiĂšvre (A Febre) de Maya Da-Rin, (BrĂ©sil, France, Allemagne)
‱ Prix du jury : La Vie invisible d’EurĂ­dice GusmĂŁo (A Vida invisĂ­vel de EurĂ­dice GusmĂŁo) de Karim AĂŻnouz, (BrĂ©sil, Allemagne)
‱ Mention spĂ©ciale du juryCanciĂłn sin nombre de Melina LeĂłn, (PĂ©rou, Espagne, Etats-Unis) ‱ Prix du Syndicat Français de la Critique de CinĂ©ma : La Vie invisible d’EurĂ­dice GusmĂŁo (A Vida invisĂ­vel de EurĂ­dice GusmĂŁo) de Karim AĂŻnouz, (BrĂ©sil, Allemagne)
‱ Mention spĂ©ciale du Syndicat Français de la Critique de CinĂ©ma : Las Buenas Intenciones de Ana GarcĂ­a Blaya (Argentine)
‱ Prix du public : La Llorona de Jayro Bustamante (Guatemala, France)
Prix du meilleur documentaire : La Vida en comĂșn d’Ezequiel Yanco (Argentine, France)
‱ Prix du public : La BĂșsqueda de Daniel Lagares et Mariano Agudo, (PĂ©rou, Espagne)
Prix du meilleur court-mĂ©trage : O MistĂ©rio da carne de Rafaela Camelo, (BrĂ©sil)
‱ Mention spĂ©ciale du jury : Hogar de Gerardo Minutti, (Uruguay)

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