Le latino Bernard Lavilliers : le poivre et sel de poil et de discours

0
37
Quand on aura dit le regard bleu, l’anneau d’or et d’oreille, une carrure démentie par une pudeur à bas bruit, son respect de la mer, son rapport aux femmes et au féminisme. Quand on aura évoqué des fragilités d’adolescence; quatre enfants; des séjours à Managua, Saigon, Kingston, Beyrouth ou Biarritz; une fréquentation réelle ou supposée des bars sombres à confidences; ses métiers de tourneur, chauffeur, marin peut-être, boxeur bien-sûr. Quand on aura supposé une méfiance paradoxale du show-bizz; un côté poète ou “grande gueule” -c’est selon!- un besoin de fuir -est-ce le bon mot?- outre atlantique ou méditerranée; un total respect de Léo Férré; une fascination possible pour les barjots ou les anars; des références qui s’appelleraient Maïakovski ou Borgès, Baudelaire ou Aragon. 
Cela dit, on n’aura approché qu’un fantasme de fan et on sera passé à côté d’une vie plurielle de musique et de chansons

C’est à Biarritz que nous le rencontrons à l’occasion du festival biarritz amérique latine, cinéma et culture pour ce mot à mot, tentative d’approche d’une singularité et d’un voyageur …  

          

Biarritz, septembre 2015.

Lavilliers en son site… 

La page facebook des mots de minuit,  Abonnez-vous pour être alerté de toutes les nouvelles publications.

@DesMotsDeMinuit