Henning Mankell : un “homme inquiet” des dérives du modèle social démocrate

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Militant de la cause palestienne ou des droits des femmes et des enfants -il avait d’ailleurs jeté une moitié d’enquête de Wallander trop dure à écrire sur la violence dont ils sont victimes-, dénonçant les extrêmismes ou les trahisons dont a été l’objet la classe ouvrière dans la “bien-pensance” scandinave, Mankell avait précédé Stieg Larson dans la dénonciation du système. C’est une grand-mère -détestation de la mère- qui lui a donné le sens et le goût de la lecture et de l’écriture, ce “miracle” qui veut que l’on soit capable de faire récit avec des mots. Elle lui a “ouvert la porte”. Il a 6 ou 7 ans quand Hemingway (“Le vieil homme et la mer”) obtient le Nobel et l’accompagne dans cette résolution qu’il découvre de devenir écrivain.  
Son oeuvre mondialement vendue lui a permis de financer ses combats, notamment à Maputo où il a fait vivre un théâtre (Teatro avenida) et une boulangerie. De l’Afrique, il disait d’ailleurs qu’elle avait fait de lui “un meilleur européen”! 
Il ne s’est jamais senti particulièrement proche de son “flic” mélancolique, célibataire et diabétique. Bien sûr, ils étaient deux à aimer l’opéra italien mais lui ne s’était jamais mis nu devant un miroir.
Cela dit, le garçon n’était pas commode. Sa femme, Eva Bergman, metteure en scène et fille de… , le compare à un appartement avec de nombreuses piéces sombres et noires dans lesquelles il excelle à entraîner ses lecteurs. En 1993, dans “La lionne blanche”, il écrit : “Le fauve était en eux”. Ce qu’il a démontré…    

En 2004, avec le sociologue Michel Wieviorka, Hennig Mankell était l’invité Des mots de minuit.       

 

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