“Faire à notre sauce ce qu’on veut avec Shakespeare”: Alexis Michalik

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Préférer Shakespeare à Molière (il en a obtenu presque dix, qu’à cela ne tienne!) parce que La mégère à peu près apprivoisée est créée en 2006 par ce jeune homme né en 1982! Il est pressé et commence très tôt à écrire, à inventer des récits. Il est dans une tournée promotionnelle de son adaptation au cinéma d’Edmond qui l’arrête momentanèment au 27ème festival du film de Sarlat. Le film Edmond y a d’ailleurs produit son effet largement mérité en raflant tous les prix, malgré une sélection décevante centrée sur la comédie de son délégué général.   
Dans la semaine, devant un parterre déchaîné et option ciné au bac de lycéens qui viennent de voir son film, Alexis Michalik conseille d’essayer de noircir le papier, le plus tôt possible, dans toutes les formes possibles.
Ce qu’il a fait, lui, dès la prime adolescence. Et à observer le cv du  vibrionnant jeune homme, ou à écouter ici le Mot à mot que je lui propose, on entend une grande aisance dans le plaisir de narration. Un rythme! Peut-être celui d’une génération nourrie de séries, de Spielberg, pour laquelle bouger est essentiel. Quitte à sauter “la case conservatoire”, des feuilletons télé aux séries anglophones de chaîne cryptée, de la comédie musicale aux récits de prison (Intra muros à l’affiche), du théâtre au cinéma en costumes d’époque, des changements à vue des décors à la comédie musicale de court-métrage, du questionnement renouvellé d’une péninsule aux drames contemporains… Œil vif et barbe de trois jours pour ce doué de sa génération rencontré en Périgord noir.    

“Décembre 1897, Paris.
Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi de caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de coeur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.”

© Théâtre du Palais-Royal

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Le site du festival du film de Sarlat



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